NATA SHILO

Peux-tu nous raconter ton parcours ? D’où viens-tu ?

Je m’appelle Natalia, j’ai 29 ans et je viens de Russie, de la ville d’Ekaterinbourg dans la région de l’Oural. Quelques temps après mes études à l’école des Beaux-arts et d’architecture, j’ai déménagé en France, d’abord à Clermont-Ferrand et je suis arrivée à Orléans en 2014.

J’ai toujours dessiné, dès mon enfance. J’étais un peu misanthrope, tous les enfants jouaient ensemble et moi je préférais dessiner, toute la journée. Ma passion pour la photographie s’est développée un peu plus tard.

 

Tu as fait des études d’architecture, comment en es-tu arrivée au dessin et à la photographie ?

 Vers 14 ans, j’ai décidé d’arrêter le dessin parce que je me demandais vers quoi le dessin pourrait m’amener… J’ai donc décidé d’étudier les beaux-arts et l’architecture.

Mais même avec mes études, mon vrai loisir est revenu, au-delà du barrage de la société. Je me suis donc remise à dessiner, j’ai appris le croquis et à me servir de nouveaux matériaux.

J’ai beaucoup appris par moi-même en matière de photographie et de dessin, mais l’école d’architecture m’a également beaucoup apporté.

Tu réalises beaucoup de travaux différents, que préfères-tu dans ce travail ?

Je déteste faire toujours la même chose. J’aime le changement. Ça me permet de rencontrer beaucoup de personnes différentes.

Pour moi, la photographie et le dessin sont comme un défi. Par exemple, lors d’une séance photo, au début les personnes sont assez fermées, et ce que j’apprécie, c’est de les mettre à l’aise pour qu’à la fin elles soient beaucoup plus ouvertes !

 

Comment te définirais-tu artistiquement ? Quelles sont tes influences ?

Je fais partie de ceux qui ne veulent pas trop se laisser influencer par le travail de quelqu’un d’autre. Si je devais citer un mouvement artistique qui m’a marqué, je dirais sûrement l’impressionnisme, en particulier la peinture. Quand je dessine, j’aime exagérer le contraste des couleurs.

Il y a aussi le cinéma des années 70-80, pour les couleurs des films en argentique.

A Orléans, quel est votre petit coin secret où vous aimez prendre des photos/dessiner ?

Je n’ai pas vraiment d’endroit favori, j’aime le centre-ville en général, comme la place du Châtelet, la place Saint-Pierre Empont, qui m’a même inspirée un essai. Finalement, il y a beaucoup d’endroits que je n’ai pas encore découvert.

J’aime autant la nature que l’urbain et particulièrement quand il y a tous les éléments combinés.

 

Quels sont tes projets ?

Je vais participer au blog « UrbanSketchers » pour la rubrique concernant Orléans. Ce site met en avant la valeur artistique, narrative et pédagogique du dessin « in situ », et crée des liens entre croqueurs dans le monde entier.

Je viens également de terminer une exposition au bar culturel « A La Page ». Désormais, à partir de croquis déjà réalisés, je vais créer des formats sur toile, plus grands.